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Romans & nouvelles

Les amants de Potosi / Manchay Puytu, chronique d’un amour que Dieu voulut occulter

Néstor Taboada Terán

Potosi : ses trente-trois églises, clochers et coupoles, à 4’000 mètres, sous le ciel immense des Andes ! Le jour y est le domaine des anges, la nuit celui des démons. En arrière-fond, immuable, le cône massif d …

Potosi : ses trente-trois églises, clochers et coupoles, à 4’000 mètres, sous le ciel immense des Andes ! Le jour y est le domaine des anges, la nuit celui des démons. En arrière-fond, immuable, le cône massif du Cerro Rico, la Montagne-aux-Larmes-d’Argent…

Entre réalité, mythe et fiction, nous voilà plongés d’emblée dans la société coloniale, haute en couleur, de cette Babylone des Andes où la Rome catholique impose le Christ aux anciens dieux de Cuzco et où se côtoient hidalgos, encomenderos, prêtres, juges et alguazils, créoles, indiens asservis, esclaves noirs, métis, prostituées, étrangers venus de tous les coins du monde…

Au cœur du roman, transcendant une célèbre légende du XVIIIe siècle, l’auteur met en scène l’amour tragique, vécu jusqu’aux frontières de l’impossible, d’un curé indien pour sa jeune servante. Le récit, d’un lyrisme poignant, s’entretisse dans la narration d’événements réels ou fantastiques et se déploie en une succession d’épisodes saisissants qui entraînent le lecteur dans un monde hallucinant, où se fondent réel et imaginaire, folie, démesure et réalisme, avec en toile de fond les gibets et les bûchers de l’Inquisition.

Susceptible de plusieurs lectures, emblématique de la société coloniale bolivienne, ce roman polyphonique, aux pages tour à tour épiques, picaresques ou intensément poétiques, est, à n’en pas douter, par sa puissance évocatoire et sa remontée aux sources d’une société métissée, une des œuvres majeures de la littérature latino-américaine.

16€ / 25.- CHF
ISBN 978-2-88213-047-1

Le réveil de Sara Chura

Juan Pablo Piñeiro

La Paz, en langue aymara Chuquiago Marca, métropole de l’Altiplano bolivien, retient son souffle. Veille de fête. Un détective débutant sort de chez lui pour se rendre auprès de Sara Chura, légendaire sumaj warmi, bel …

La Paz, en langue aymara Chuquiago Marca, métropole de l’Altiplano bolivien, retient son souffle. Veille de fête. Un détective débutant sort de chez lui pour se rendre auprès de Sara Chura, légendaire sumaj warmi, belle femme, symbole de fertilité, porteuse de toutes les mémoires, protectrice de tous les espoirs, tisseuse de destins. La nuit ne se passera pas sans prodiges. À l’aube de l’entrée du Christ du Grand Pouvoir dans la ville, l’effervescence, la pulsion urbaine saisissent César Amato courant après sa mission impossible. Égaré dans les rues transfigurées par la fête, affolé par le mystère des corps sous les masques et les costumes, étourdi de rencontres improbables dans les fissures du temps et de l’espace, où le conduira sa quête du cadavre-qui-respire, invisible héros de cette histoire ? Sur quels sommets, dans quels souterrains ? Dans quels rêves ? Qui est-il, ce pantin dépourvu d’expression ? Ce mannequin muet et fuyant ? D’où vient-il ? Du fond de quel passé ? De quel oubli ?

Sur un rythme de cumbia andine, armé d’humour et de tendresse, Juan Pablo Piñeiro danse avec ses lecteurs et ses personnages en constantes métamorphoses, dans la fièvre d’un événement révélateur des tensions, des attentes, de l’énergie d’un peuple qui se montre enfin.

C’est en effet avec une grande agilité narrative que ce jeune auteur structure son roman, tel un tissage andin. Entre cultures indigènes, influences de la modernité et clins d’œil à la littérature universelle, se dessine alors une hétérogénéité mouvante, fluide, un équilibre dynamique fait de liens et de paradoxes où, comme le rappelle l’une des figures-clés du roman, « chacune des créatures humaines est un nœud unique, sans égal, qui se fait dans le tissage du monde, mais le tissu n’appartient à personne, nous sommes tous semblables ».

19€ / 25.- CHF
ISBN 978-2-88213-051-8

La place du corps

Rodrigo Hasbún

« Pourquoi dessiner une vie ?
Le trait vient-il quand on le fait avec autant de désespoir ?
Le trait est-il plus important que ce qui est tracé ? »

Elena, abusée par son …

« Pourquoi dessiner une vie ?
Le trait vient-il quand on le fait avec autant de désespoir ?
Le trait est-il plus important que ce qui est tracé ? »

Elena, abusée par son frère lorsqu’elle était enfant et désormais âgée et malade, tente une plongée dans le maillage de sa vie en se proposant d’écrire ses mémoires. Servi par une écriture sobre et directe, ce texte poignant nous conduit pas à pas dans l’univers vacillant d’Elena qui porte un regard sans concession ni illusion sur sa famille, ses rencontres éphémères, ses attachements brisés, toujours à la frontière du dicible et de l’indicible.

Avec La place du corps, Rodrigo Hasbún fait le pari d’explorer l’intimité, les blessures, la solitude, les interrogations et surtout la sensibilité d’une femme qui, pour « sauver les choses du brouillard », s’acharne à vivre « pour écrire la vie bien qu’on ne la comprenne pas ».

16€ / 25.- CHF
ISBN ISBN 978-2-88213-050-1

Oeuvres complètes (et autres contes)

Augusto Monterroso

AUGUSTO MONTERROSO est avec Juan José Arreola le fondateur du conte synthétique humoristique, notamment dans Œuvres complètes (et autres contes) et La Brebis noire et autres fables. Sous l’apparence faussement n …

AUGUSTO MONTERROSO est avec Juan José Arreola le fondateur du conte synthétique humoristique, notamment dans Œuvres complètes (et autres contes) et La Brebis noire et autres fables. Sous l’apparence faussement naturelle d’un fait divers, Monterroso fait vivre à ses protagonistes des aventures burlesques, pleines de rebondissements imprévus qui, menés jusqu’à l’absurde, leur donnent une dimension fantastique hallucinante en même temps que cocasse. Une observation aiguë de la vie quotidienne et des travers et ridicules de l’homme ajoute une grande impression de vérité à ces fictions pourtant dominées par une imagination des plus effrénées. Augusto Monterroso s’est défini avec humour en affirmant: «Dans tout ce que j’écris, je fais appel à la rébellion et à la révolution, mais hélas! d’une manière si subtile qu’en général mes lecteurs deviennent réactionnaires.»

12€ / 18.- CHF
ISBN 2-88213-031-7

Cercle de pénombres

Oscar Cerruto

Alchimiste du verbe, Oscar Cerruto évoque, par le truchement de visions saisissantes, le mystère de la vie et de la mort, la solitude de l’homme et son implacable destinée, Il brosse avec sobriété, sur un arrièr …

Alchimiste du verbe, Oscar Cerruto évoque, par le truchement de visions saisissantes, le mystère de la vie et de la mort, la solitude de l’homme et son implacable destinée, Il brosse avec sobriété, sur un arrière-fond cosmique, des paysages qui irradient une atmosphère aux longues et profondes résonances affectives, envoûtant infailliblement le lecteur.

Les êtres qui hantent ces nouvelles évoluent à la frontière du rêve et de la réalité, cependant qu’en contrepoint le tintement d’une vitre branlante, le menu babil d’une grive cachée dans les feuilles ou la sonnette d’un tramway fuyant sur un altiplano lunaire constituent les signes d’un destin qui, telle l’Araignée, ourdit inexorablement le piège de sa toile.

15€ / 22.- CHF
ISBN 2-88213-005-8

Torrent de feu

Oscar Cerruto

Avec la publication en 1935 d’ALUVION DE FUEGO—sa première oeuvre littéraire et son unique roman—, Oscar Cerruto prend d’emblée place parmi les grandes figures de la littérature sud-américaine. Il a vingt- …

Avec la publication en 1935 d’ALUVION DE FUEGO—sa première oeuvre littéraire et son unique roman—, Oscar Cerruto prend d’emblée place parmi les grandes figures de la littérature sud-américaine. Il a vingt-trois ans.

Rédacteur du journal «La Verdad» de La Paz à quatorze ans, arrêté et emprisonné à seize ans pour «conspiration contre la sécurité de l’Etat», il se trouve à Anca, consul de Bolivie, lorsqu’éclate la guerre entre la Bolivie et le Paraguay pour la possession du Chaco boréal, vaste étendue semi-désertique située entre les deux pays.

Sur la toile de fond de cet affrontement sauvage, l’imagination de Cerruto brosse une fresque saisissante de la société bolivienne des années trente, haute en couleur: criollos détenteurs exclusifs du pouvoir, métis intrigants et soumis à la fois, indiens dépossédés, exploités et asservis.

Doué d’une extrême sensibilité et d’un regard particulièrement pénétrant, Cerruto restitue avec verve le bouillonnement d’événements, d’idées, de sentiments et de tensions internes qui travaillaient alors son pays et allaient déboucher quelque vingt ans plus tard sur la révolution de 1952.

Un roman visionnaire et prophétique, où le réel et l’imaginaire s’entretissent, où se côtoient évocations poétiques, réalisme brutal, souffle épique, satire, révolte, violence, tendresse, résignation et espérance dans le tourbillon de la vie.

18€ / 27.- CHF
ISBN 2-88213-007-4

L’âme, récits et légendes de Bolivie

Juillet 1533: après avoir versé l’énorme rançon convenue et reçu le baptême de la Sainte Eglise catholique, l’Inca Atahuallpa, fils du Soleil, est cyniquement étranglé à Cajamarca sur ordre de Pizarro. Le …

Juillet 1533: après avoir versé l’énorme rançon convenue et reçu le baptême de la Sainte Eglise catholique, l’Inca Atahuallpa, fils du Soleil, est cyniquement étranglé à Cajamarca sur ordre de Pizarro. Le Soleil se couche alors pour la dernière fois sur le Tahuantinsuyo, le grand Empire des Andes.

Dès lors, la puissance et la gloire de l’Espagne conquérante vont éclabousser d’or et de fastes les rêves d’aventures de la vieille Europe, cependant que sur l’Altiplano farouche, dans les cordillères et les vallées andines, les peuples vaincus se forgent une mémoire nostalgique et fabuleuse, comme l’envers du miroir de l’histoire.

Quatre siècles plus tard, Quechuas et Aymaras, fils des survivants du massacre, n’ont pas fini de subir les séquelles coloniales, le métissage de leur culture, l’étouffement de leur identité. Mais avec les mots de leurs langues, ils retrouvent, l’espace d’un récit, leur âme exilée et de leurs lèvres serrées s’échappe une vision oubliée, empreinte de mystère et de rêve.

14€ / 22.- CHF
ISBN 2-88213-006-6

Les rats suivi de Le songe en son théâtre de vent

José Bianco

Au cœur de relations complexes, d’inimitiés sourdes, de jalousies: un suicide. Ou un meurtre? Héritier de tout un passé qui régit encore la vie quotidienne au sein de sa famille, quel rôle joue le jeune Delfín H …

Au cœur de relations complexes, d’inimitiés sourdes, de jalousies: un suicide. Ou un meurtre? Héritier de tout un passé qui régit encore la vie quotidienne au sein de sa famille, quel rôle joue le jeune Delfín Heredia dans ce qui se trame? Narrateur, est-il un simple témoin? Ou ne provoque-t-il pas, et dans quelle mesure, les événements?

Quant à Jacinta Vélez, qui hante Buenos Aires comme une ombre au fil de pages hallucinantes, est-elle vivante? Morte? Disparue? A-t-elle finalement une autre réalité que celle que lui confèrent ceux qui semblent l’avoir connue?

Autant d’ambiguïtés et de mystères qui sollicitent le lecteur en permanence, dans ces deux nouvelles dont la force réside dans le non-dit, dans l’insinuation. Le lecteur ne sort pas indemne de l’aventure…

« José Bianco est l’un des premiers écrivains argentins et l’un des moins connus. (…) Comme le cristal ou comme l’air, le style de Bianco est invisible. Les mots, bien qu’harmonieux, ne s’entremettent pas entre l’auteur et les lecteurs. C’est une façon d’affirmer que son style est classique. (…) Les pages de José Bianco nous confient, quasi imperceptiblement, une histoire que notre imagination accueille avec joie et qui s’impose à nous irrésistiblement. Cette vertu n’est pas commune.»

Jorge Luis Borges

18€ / 27.- CHF
ISBN 2-88213-015-5

La perte du royaume

José Bianco

Roman du roman impossible, La perte du royaume est aussi un roman sur la création littéraire. Rufino Velazquez, homme de lettres, critique, décide d’écrire un roman autobiographique. Il rédige avec frénésie, mai …

Roman du roman impossible, La perte du royaume est aussi un roman sur la création littéraire. Rufino Velazquez, homme de lettres, critique, décide d’écrire un roman autobiographique. Il rédige avec frénésie, mais sans parvenir à maîtriser son projet. Peu avant de mourir, il charge un confrère qu’il connaît à peine de mener à bien le roman pour lequel il a accumulé d’innombrables notes. Le dialogue muet qui s’instaure, par le truchement du manuscrit inachevé, entre Velazquez et le narrateur pressenti se développe jusqu’au point où, parvenu au terme de sa tâche, ce dernier a le sentiment d’avoir attribué au caractère du héros bien des traits du sien.

La perte du royaume apparaît dans sa structure comme un jeu complexe de miroirs entre auteur, narrateur et personnage, jeu dans lequel finit par s’impliquer jusqu’au lecteur lui-même, car «nous sommes tous le même homme» et en même temps «nous sommes tous différents de tous», selon le mot d’une des amies du héros.

Centré sur l’intériorité du protagoniste et sur la construction de sa personnalité, La perte du royaume est un roman au tempo lent, dans lequel Velazquez évolue parmi la haute bourgeoisie argentine sans y être vraiment intégré, au gré d’étranges péripéties qui tissent inexorablement son destin.

La dernière partie du roman se déroule en Europe, notamment à Paris immédiatement après la Seconde Guerre mondiale: le regard d’un Argentin sur la France littéraire et artistique de cette époque.

22€ / 33.- CHF
ISBN 2-88213-022-8

Le fablier

Juan José Arreola

Qu’arrive-t-il à un homme auquel naissent des cornes de taureau ou qui a pour compagne une mygale? A celui qui laisse une lettre à découvert pour que Dieu la lise? A un savant qui caresse le projet de faire pass …

Qu’arrive-t-il à un homme auquel naissent des cornes de taureau ou qui a pour compagne une mygale? A celui qui laisse une lettre à découvert pour que Dieu la lise? A un savant qui caresse le projet de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille? A une femme domptée qu’un saltimbanque exhibe sur une place publique? A une fourmi qui a trouvé un prodigieux milligramme? Quelles conséquences peut avoir la perte des clefs de saint Pierre? Ou l’entêtement à vouloir prendre un train fantôme mais figurant sur l’indicateur des chemins de fer?

Inventeur de la fable en prose, Juan José Arreola laisse son imagination débridée développer jusqu’aux confins de l’absurde des situations cocasses ou hallucinantes, qui ne sont finalement jamais gratuites. Chez ce moraliste insolite, l’expérience quotidienne et une culture universelle se mêlent gracieusement à l’invention littéraire pour donner à ses courtes et explosives fictions un charme inégalable.

« J’aime par-dessus tout le langage, affirme Arreola, et je vénère ceux qui ont révélé l’esprit par la parole, d’lsaïe à Franz Kafka… Je vis entouré d’ombres classiques et bienveillantes qui protègent mon rêve d’écrivain. »

18€ / 27.- CHF
ISBN 2-88213-019-8

Bestiaire suivi de Palindrome

Juan José Arreola

L’ auteur du Fablier poursuit sa quête surréaliste de faits qui prennent sous sa plume tout l’éclat d’une dimension fantastique. Quels aspects secrets ont dans le miroir de l’humour les animaux …

L’ auteur du Fablier poursuit sa quête surréaliste de faits qui prennent sous sa plume tout l’éclat d’une dimension fantastique. Quels aspects secrets ont dans le miroir de l’humour les animaux de son Bestiaire? Quels palindromes représentent la bouteille de Klein ou l’hymen au Mexique? La découverte d’une Vénus de marbre dans une lagune devient la source d’une incroyable épopée villageoise mexicaine; le Christ prend les traits d’un acteur hollywoodien en convalescence attendant l’autorisation du Père pour revenir sauver les hommes sur la terre…

Changés en fiction par la poésie, les expériences et les fantasmes du conteur constituent l’une des créations littéraires les plus originales de l’Amérique latine. Précurseur, comme Jorge Luis Borges, d’une littérature échappant à toute classification, Juan José Arreola rejoint avec bonheur les plus grands maîtres de la littérature universelle.

Claude Couffon

18€ / 27.- CHF
ISBN 2-88213-021-X

Lucía Jerez

José Martí

«Lucía qui comme toute nature dominatrice avait besoin d’être dominée; qui, d’une façon confuse et impatiente et dépourvue de cet ordre intérieur et de cette humilité qui révèlent la force véritable, aimait tout ce qu …

«Lucía qui comme toute nature dominatrice avait besoin d’être dominée; qui, d’une façon confuse et impatiente et dépourvue de cet ordre intérieur et de cette humilité qui révèlent la force véritable, aimait tout ce qui est extraordinaire et puissant; Lucía qui se plaisait avec les chevaux frénétiques, et goûtait les ascensions dans la montagne, les nuits de tempête et les troncs abattus; […] Lucía, en qui un désir se fichait comme dans les poissons se fiche l’hameçon, et qui, si elle devait renoncer à quelque convoitise, s’en retrouvait déchirée et saignante comme la chair du poisson lorsqu’on en retire l’hameçon…» est l’amoureuse qui donne son titre au seul roman écrit par José Martí (1853-1895).

L’initiateur de la guerre d’indépendance des Cubains contre l’Espagne fut aussi un analyste de l’âme, dont la langue volcanique semble sourdre de profondeurs plus anciennes que le divorce entre prose et poésie. Et comme Edgar Poe qu’il admirait, il sait aussi foudroyer son lecteur par la mise en scène du crime… avec une virtuosité qui l’enracine parmi les créateurs les plus audacieux du XXe siècle, et non pas seulement parmi les grands penseurs du XIXe.

15€ / 25.- CHF
ISBN 2-88213-037-6

L’homme qui avait l’air d’un cheval (et autres nouvelles)

Rafael Arévalo Martínez, traduit par Julián Garavito

Représentez-vous un écrivain, né poète, esprit quasi désincarné, d’une sensibilité suraiguë, débordant d’imagination, lecteur insatiable (Balzac, Darwin, Les Mille et Une Nuits, Nietzsche, Carlyle, Freud…), catholique …

Représentez-vous un écrivain, né poète, esprit quasi désincarné, d’une sensibilité suraiguë, débordant d’imagination, lecteur insatiable (Balzac, Darwin, Les Mille et Une Nuits, Nietzsche, Carlyle, Freud…), catholique (jusqu’à l’hystérie ?), attiré par l’ésotérisme et l’occultisme, imprégné de théosophie orientale, doué de double vue, pour qui la fiction est une drogue, qui révèle à une amie peintre qu’elle est une lionne et l’en convainc, voit dans un barman une taupe miraculeuse, dans un artiste de variétés, un doux chien familier… Ajoutez à cela qu’il rencontre soudain non seulement un poète qui s’est choisi comme pseudonyme le nom d’un hérésiarque démoniaque du XVIe siècle, mais aussi le futur autocrate d’un pays tropical à «l’ardente floraison de folies», et vous aurez une petite idée du monde étrange et fascinant de Rafael Arévalo Martínez. Un monde fantasmagorique d’une somptueuse beauté, où, dans les profondeurs insondables du vivant, au-delà du bien et du mal, les êtres communiquent sous l’effet de forces mystérieuses… Il vous sera difficile de résister à la magie de l’atmosphère subtilement fantastique où nous plonge cet écrivain, précurseur dans plus d’un domaine et l’un des maîtres de la nouvelle latino-américaine, curieusement méconnu dans le monde francophone.

12€ / 21.- CHF
ISBN 2-88213-040-6

Le Paysan Aguilar

Enrique Amorim

Uruguay: les années 1920, l’immensité de la pampa sous la coupole du ciel.

Pancho Aguilar, après ses études à la capitale, reprend l’estancia de ses parents. Impitoyablement confronté aux forces telluriques et …

Uruguay: les années 1920, l’immensité de la pampa sous la coupole du ciel.

Pancho Aguilar, après ses études à la capitale, reprend l’estancia de ses parents. Impitoyablement confronté aux forces telluriques et aux mécanismes sociaux et politiques, il va devoir faire sa place dans ce monde rural qu’il connaît pourtant bien, mais où il se retrouve étranger. Dans des scènes saisissantes, Amorim nous peint l’Uruguay de l’époque, celui de la campagne et celui des petites villes, le choc des mentalités, les rivalités locales, les mutations économiques et les bouleversements politiques.
Un roman qui met en scène les différents acteurs de la société uruguayenne de l’époque: les estancieros, les métis à leur service, les contrebandiers, les vendeurs de bestiaux, la petite bourgeoisie des villes, les prostituées des «pensions», les politiciens de la capitale, où tout se joue…
Véritable scénario de cinéma, le texte d’Amorim, dans une langue serrée et haute en couleur, se double d’une analyse psycho-sociologique et d’une grande intensité poétique.

12€ / 21.- CHF
ISBN 978-2-88213-042-6